Update on SOCASMA Legal Action / Mise à jour concernant l’action en justice de la SOCASMA

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Update on SOCASMA Legal Action
(Le français suit)

March 6, 2026.  SOCASMA and two Canadians who studied abroad began a judicial review hearing before Justice Kirchner in the BC Supreme Court claiming that IMGs are entitled to compete on the same terms for all the positions available to CMGs after passing the MCCQE1 and NAC OSCE.

We are now finished day 4 of a 10-day hearing.  We hope to finish our argument this morning.  We have argued that:

  1.  There is no legal authorization for the two-stream system which discriminates against IMGs.  More specifically, we argue the only body authorized to determine the standards and eligibility criteria necessary to work as a resident physician is the College. We argue that the College has illegally allowed UBC and the Ministry to set the admission criteria to residency training;
  2. The two-stream system unlawfully discriminates against IMGs;
  3. The medical licensing process is being used for an illegal purpose. We argue that licensing is to be used for one purpose and one purpose only, namely ensuring the public interest, i.e., ensuring that the applicant is competent to practice medicine safely, competently, and ethically.  We argued that the licensing process is being used for improper purposes namely ensuring
  • for the benefit of the Faculties that all graduates of Canadian medical school become licensed regardless of comparative knowledge and skills; and
  • for the benefit of the Ministry that there is a subordinate group of Canadian citizens and permanent residents who can only be licensed in limited numbers, in underserviced disciplines, and to work in underserviced regions of the province.
  1. The two-stream system is contrary to Charter of Rights values in that they are inconsistent with mobility rights, the right to make personal life decisions without government interference, discriminatory, and amount to cruel and unusual treatment;
  2. The CAP is not legally authorized;
  3. Return of service contracts are not legally authorized, are not voluntarily entered into, and are unconscionable; and
  4. The College has failed in its duty as gatekeeper to the profession.

The result of the current medical licensing scheme is that UBC and the Ministry of health set the standards necessary to practice as a resident physician.  This is contrary to the statutory scheme of self-regulation.  The reason that the College is in charge of licensing is because they have the expertise to determine what knowledge, skills, and other characteristics are necessary to ensure public safety.  UBC and the Ministry do not have this expertise necessary to set the standards.

Licensing is supposed to be socially inclusive.  The statute which empowers licensing requires licensing to be “transparent, objective, impartial, and fair.”  On the facts it is not transparent.  A transparent licensing system would have the rules of admission to be licensed as a resident physician on the College website and changeable only through the process for changing rules.  But the College simply mandates that one be enrolled in a UBC postgraduate training program.  With that UBC and the Ministry have been allowed by the College to do what they want, changing the rules when they want. While the rules for CMGs never change, the rules for IMGs are constantly changing so that IMGs prepare to meet one set of admission criteria only to have it changed with little notice.  The system is not objective.  An objective system would have all medical graduates, CMG and IMG alike taking the same exams so there is an objective basis of comparison in the match selection process.  The system is not impartial.  The entire premise of the current system is to ensure that the Faculties’ graduates are licensed. The system is not fair.  A fair system would have all applicants judged on criteria necessary for safe practice and nothing more.  But instead, we have a system where the College, UBC, and the Ministry have determined that CMGs are more worthy of practicing medicine than IMGs even though all applicants are Canadian.

The Respondents have assigned roles in admission to medical licensure. CMGs are entitled to be licensed which requires that weaker CMGs be protected from competition against stronger IMG candidates.  The role of IMGs is to work in limited numbers, in limited disciplines, in underserviced regions.  We argue that this is not consistent with Canadian values.

As we have yet to hear from the College, the Ministry and the College, it is too early to evaluate how the case is going.

We are represented by Brian Samuels, Stephanie McHugh, and Alison Narod.  Without their generosity and belief in and dedication to Canadian values this case could not have been brought.

Rosemary Pawliuk

Executive Director SOCASMA

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Mise à jour concernant l’action en justice de la SOCASMA

6 mars 2026. La SOCASMA et deux Canadiens ayant étudié à l’étranger ont intenté une révision judiciaire devant la juge Kirchner de la Cour suprême de la Colombie-Britannique. Ils soutiennent que les médecins formés à l’étranger (MFE) ont le droit de concourir à égalité avec les médecins formés au Canada (MFC) pour tous les postes offerts après avoir réussi l’examen d’aptitude à la profession de médecin du Canada (EACMC1) et l’examen clinique objectif structuré (ECOS) du Conseil médical du Canada (CMC).

Nous avons terminé la quatrième journée d’une audience de dix jours. Nous espérons conclure notre plaidoirie ce matin. Nous avons fait valoir que :

a) Le système à deux volets, qui discrimine les MFE, n’est fondé sur aucune base légale. Plus précisément, nous soutenons que seul le Collège des médecins de la Colombie Britannique est habilité à déterminer les normes et les critères d’admissibilité nécessaires pour exercer la profession de médecin résident. Nous affirmons que le Collège a illégalement autorisé l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et le ministère de la Santé à fixer les critères d’admission à la formation en résidence.

b) Le système à deux volets discrimine illégalement les MFE.

c) Le processus d’allocation des permis d’exercice de la médecine est utilisé à des fins illégales. Nous soutenons que le système d’allocation des permis doit servir un seul et unique but : garantir l’intérêt public, c’est-à-dire s’assurer que le candidat est compétent pour exercer la médecine de façon sécuritaire, compétente et éthique. Nous avons fait valoir que le processus d’allocation des permis est utilisé à des fins inappropriées, à savoir :

– pour le bénéfice des facultés, afin de garantir que tous les diplômés des facultés de médecine canadiennes obtiennent un permis d’exercice, indépendamment de leurs connaissances et compétences comparables; et

– pour le bénéfice du ministère de la Santé, afin de créer un groupe subordonné de citoyens canadiens et de résidents permanents qui ne peuvent obtenir un permis d’exercicet qu’en nombre limité, dans des disciplines sous-desservies et pour travailler dans des régions sous-desservies de la province.

d) Le système à deux volets est contraire aux valeurs de la Charte canadienne des droits et libertés, car il est incompatible avec le droit à la mobilité, le droit de prendre des décisions concernant sa vie personnelle sans ingérence gouvernementale et discriminatoire et qu’il constitue un traitement cruel et inusité;

e) Le Programme CAP (Career Assessment Program) n’est pas légalement autorisé;

f) Les contrats de retour de services ne sont pas légalement autorisés, ne sont pas conclus volontairement et sont abusifs; et

g) Le Collège a manqué à son devoir de gardien de la profession.

Le système actuel d’allocation des permis d’exercice de la médecine a pour conséquence que l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et le ministère de la Santé fixent les normes requises pour exercer en tant que médecin résident. Ceci contrevient au principe d’autoréglementation prévu par la loi. Si le Collège est responsable de l’agrément, c’est parce qu’il possède l’expertise nécessaire pour déterminer les connaissances, les compétences et les autres qualités requises pour assurer la sécurité publique. L’UBC et le ministère ne possèdent pas cette expertise pour établir ces normes.

L’agrément est censé être socialement inclusif. La loi qui l’autorise exige que l’agrément soit « transparent, objectif, impartial et équitable ». Or, dans les faits, il manque de transparence. Un système d’agrément transparent publierait les règles d’admission à la résidence médicale sur le site web du Collège et ne pourrait être modifié que par la procédure prévue à cet effet. Mais le Collège exige simplement l’inscription à un programme de formation postdoctorale de l’UBC. De ce fait, le Collège autorise l’UBC et le ministère à agir à leur guise et à modifier les règles quand bon leur semble. Alors que les règles applicables aux diplômés canadiens en médecine (DCM) restent immuables, celles des diplômés internationaux en médecine (DIM) sont constamment modifiées. Ces derniers se préparent à satisfaire à des critères d’admission qui peuvent ensuite être changés sans préavis. Le système manque d’objectivité. Un système objectif exigerait que tous les diplômés en médecine, DCM et DIM, passent les mêmes examens, afin d’établir une base de comparaison objective lors du processus de sélection. Le système n’est pas impartial. Le principe même du système actuel est de garantir l’obtention du permis d’exercice pour les diplômés des facultés. Le système est injuste. Un système équitable évaluerait tous les candidats selon les critères nécessaires à une pratique sécuritaire, et rien de plus. Or, nous avons un système où le Collège, l’Université de la Colombie-Britannique et le Ministère ont décrété que les DCM sont plus dignes d’exercer la médecine que les DIM, même si tous les candidats sont canadiens.

Les intimés ont attribué des rôles dans l’admission à l’obtention du permis d’exercice. Les DCM ont droit à un permis, ce qui implique de protéger les DCM les moins performants de la concurrence des DIM plus compétents. Le rôle des médecins formés à l’étranger est de travailler en nombre limité, dans des disciplines restreintes et dans des régions mal desservies. Nous soutenons que cela n’est pas conforme aux valeurs canadiennes.

Comme nous n’avons pas encore reçu de réponse du Collège et du ministère, il est trop tôt pour évaluer l’évolution de ce dossier.

Nous sommes représentés par Brian Samuels, Stephanie McHugh et Alison Narod. Sans leur générosité, leur adhésion aux valeurs canadiennes et leur dévouement à celles-ci, cette cause n’aurait pas pu être portée devant les tribunaux.

Rosemary Pawliuk

Directrice exécutive
The Society for Canadians Studying Medicine Abroad (SOCASMA)